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Croyance et délire

Encore une fois certains se sont rangés contre moi, parce que je souffre, dans l’histoire c’est moi le fautif. Et à chaque fois que l’on a vu une faute chez moi, on me l’a accusée en m’enfermant. En exprimant ma faute, je risque. Souffrir signifie-t-il délirer ? Selon certains oui s’il y a danger. Qui se sent en danger ? Le comportement des gens qui souffrent peut-il être associé au délire ? La souffrance, la fièvre même peut faire délirer, est-ce qualifiable de folie pour autant ? Encore une fois les avis divergent, même parmi les spécialistes : il y a l’avis des psychologues (la parole), des psychiatres (traitement médicamenteux), des psychanalystes (le traumatisme originel). Il y a aussi les prêtres qui guérissent l’âme et le cœur… Quelle est la démarcation entre la croyance religieuse et le délire mystique. Selon certains c’est le danger. Le danger pour qui ? D’autres sont morts pour leurs croyances, torturés ; Jésus crucifié pour sa parole ne faisant pourtant de mal à personne. Selon les scribes les philistins les pharisiens il délire il est fou. Et c’est sur cette injustice-là que le culte de l’amour et de la dévotion lui est rendu. Injustice commémorée et célébrée chaque jour depuis plus de deux mille ans dans le monde entier par trois milliards de personnes. L’avis des psychiatres divergeant à l’extrême peut-il être pris en compte écrasé par la majorité en sa multitude. Ceux qui voient une frontière perméable entre la croyance et le délire sont soit des athées convaincus soit des rationalistes aux oeillères de dogme. Soi-disant selon la règle de conformité à laquelle chacun devrait être soumis, la croyance peut se changer en délire, alors le délire ne peut-il pas se changer en croyance ? La psychiatrie médicamenteuse n’est rien d’autre qu’un délire changé en croyance. Il y a la psychose sans psychose. Il y a aussi l’esprit saint sans esprit saint. Et la démarque est floue parce qu’ils sont athées et rationalistes. Quand on délire c’est que la logique n’y est plus. C’est aussi simple que ça. La psychiatrie médicamenteuse est un rationalisme qui délire, un raisonnement délirant selon lequel le monde entier est fou à lier et devrait être interné de force et soumis à un traitement médicamenteux par une minorité extrémiste qui seule détient la vérité qui seule a droit au discours et qui compte bien le prouver. Ce n’est rien d’autre que du fascisme et le culte du pouvoir sur autrui et de l’argent. La maladie c’est la psychiatrie. Le malaise dans la civilisation c’est la psychiatrie dont le remède miracle à toutes les souffrances d’un monde perçu comme dangereux et délirant est le médicament le neuroleptique. Comment repère-t-on le délire. Par la logique et non par l’athéisme ou le rationalisme qui visent tous les deux le comportement. Certains se rangent à l’extrême voyant dans le médicament la solution miracle à la souffrance n’envisageant d’aucune manière ne serait-ce la moindre opinion différente ou une autre alternative possible. Hospitalisation. Injection. Ma T.S. n’est-elle pas la preuve irréfutable de l’échec complet du procédé psychiatrique ? Qui ne fonctionne pas, en tout cas dans mon cas. Selon l'argumentation de certains il fallait adapter mon traitement ; Ils n'ont pas compris que je le tolérais mal (emprise, emprise) et donc il leur semblait inadéquat. Si je me suis ouvert la gorge à coups de Spiderco, un couteau cranté conçu pour trancher, c’est que mes psychiatres n’ont pas été assez vigilants, ils n’ont pas vu venir. Visiblement je n’étais pas aussi bien enfermé que j’aurais dû l’être. Le traitement n’était pas adapté. Il faut un plus fort dosage ou un cumul neuroleptique. Ça peut aider et encore, mais l’aide véritable est-elle quantifiable quand il s’agit de choses comme la souffrance (souffrir signifie-t-il délirer ?) ou les croyances religieuses (où se situe la démarque entre croyance et délire ?). La solution miracle de certains pour toutes les personnes en souffrance tous les suicidaires c’est la psychiatrie le médicament neuroleptique et l’enfermement. Il y a bien sûr des histoires de gros sous et de monopole sur les troubles psychiatriques par les grandes firmes pharmaceutiques. Le plus souvent les rapports les études sont achetés. Ce sont les pharisiens de notre époque. Le culte qu’ils vouent est à leurs idoles qui sont le pouvoir et l’argent. Au final, j’en déduis que pour certains la solution à la souffrance est d’enfermer les gens et avec un traitement médicamenteux.