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Articles

Melville

  We are going to study an excerpt taken from the short story « Benito Cereno’, written by Herman Melville and first published in 1855. This passage appears as a climax in the tense relation between the three main characters, each of them performing his part in a play that could be called a Tragi-comedy due to the ironical undertone pervading the excerpt and to its overall tragic significance. They are situated in the same room, ‘in camera’, Captain Delano being a witness, Benito Cereno the victim and Babo the oppressor. Firstly we will see how captain Delano with all the key elements in hand, utterly fails both to reconstruct the truth and to see through false appearances. Then, we will focus on Babo’s supposed submission to his white master. Captain Delano consciously assumes the role of a witness « curiously eyeing them », and he’s also supposed to be investigating in order to understand what is going on, on board the San Dominick. Yet, we will see that he canno...

Faulkner

We are going to study an excerpt from the « Quentin section » in The Sound and the Fury written by William Faulkner and first published in 1929. The whole part takes place on the day when Quentin commits suicide. It is told from his point of view, using the method of stream of consciousness, filtering reality through individual consciousness. From a technical aspect, this enables us to link the novel to James Joyce’s Ulysses which depicts the wanderings in Dublin of the main character taking place also during a single day of his life, contrasting heroic past and degraded present, which is not without echoing Quentin’s own situation. The passage appears as suspended moments taking sense through the imminence of Quentin’s death and his own awareness of it. Childhood memories, and more generally his past take on an overwhelming quality creeping into present events using details having a specific significance for the narrator as a channel. We will see that, similarly to shadows ...

Richard Ford

 The short story « Under the Radar » deals with the conflict arising between a husband, Steven and his wife, Marjorie. It deals specifically with the consequences of Marjorie announcing out of the blue to Steven as they drive to George Nicholson’s house that she has had an affair with their host. As is often the case in A Multitude of Sins , the crux of the matter is left unresolved and buried in a deep silence, individuals often seem driven by motives that remain imperceptible and out of grasp, while their attempts at creating a satisfying level of understanding with the other sex often fail miserably. This passage can be seen as the core of the couple’s crisis, the defining moment in the short story from which all the rest ensues. The scene seems to last an indefinite amount of time, delving into Steven’s inner turmoil and providing a glimpse into Marjorie’s viewpoint as well. It is composed of five paragraphs. In the first one, there us a subtle shift from a third person ...

Le Sang-Dragon

Qui sommes-nous ? Comment suffisamment exprimer gratitude envers l’aide et les conseils que nous avons apportés, tandis que nous apercevions tant de choses difficiles à comprendre, et cette compréhension est révélée d’autant plus sombre que nous le sûmes… Ayant reçu d’innombrables signes, bénédictions et consolations en part de la Lumière et des Ténèbres, entre autres choses, même depuis l’abîme des temps, de créatures antédiluviennes, certains à l’éclat d’un Éternel rayonnement, d’autres encore en réfléchissant en leur for intérieur ainsi qu’un ténébreux et antique Mal, résolvant dualité, afin d’équilibre envers la balance de l’Ordre & du Chaos, combattant côté à côté afin d’éradiquer mensonge et forme inepte de l’abjection. Un effroyable jugement se prépare : néanmoins n’ayons crainte, n’ayons crainte ! Tout a été, est, sera toujours remédié avec beauté, un amour et une force inexpressible. Veuillons, accorder notre gratitude éternellement au siècle des siècles. Il y aura...
Il fut un temps où partout étaient les ténèbres. Ils demeuraient tel un seuil infranchissable que rien ni personne ne pourrait traverser, un cadavre dont personne n'aurait voulu s'approcher ou mettre en terre. Ainsi demeuraient-ils. C'était une nuit, mais tranquille comme un enfant qui sommeille, profonde comme un océan, où rien n'eût pu être : rien ne se mouvait, rien ne s'émouvait sinon d'une douce intemporalité. Rien n'avait prit chair dans une immensité de désolation noire, ce néant d'où sont issus tristesse et souffrance ainsi que, si elles existent, l'isolation entre toutes choses et si elles avaient eut un visage auraient des yeux parcourus d'un voile blanc, empêchant toute vision, cependant plus beaux dans leur aveuglement que ceux d'un vivant car ils obtenaient dans leur cécité le don de ne pas savoir. Désespérément, rien ne naissait dans cet espace de saccage à la puissance de désoler même le plus réjoui des cœurs car chaque cœur ét...

Haeckel’s Tale

Dans ce film cauchemardesque, nous assistons, impuissants, au délire incessant d’Ernst Haeckel, rendu fou par la transgression de trop. On y raconte l’histoire d’Edward Ralston et si je parle précédemment d’Ernst Haeckel c’est on y voit l’image du double maléfique représenté par l’étudiant fin-de-siècle Haeckel en médecine dont la nécromancienne (Miz Carnation) raconte l'histoire à Ralston pour le mettre en garde. Histoire dans l’histoire. Le personnage principal arrive en panique chez la vieille femme pour lui demander de ressusciter son épouse, Samantha, un interdit est franchi qui provoque l’enchaînement catastrophique d’une parole morte qui ressuscitera plus tard dans l’horreur à laquelle son choix le confronte. C’est un avertissement qu’il n’entend pas jamais qu’il soit Ralston ou Haeckel. Parlons de l’histoire qui constitue le plat principal que Ralston se met sous la dent mijoté par les soins de la nécromancienne. Haeckel est athée, rationaliste, matérialiste au goût de l’ar...

Incident on and off a mountain road

Ne voit-on pas dans le souvenir du viol d’Ellen par Bruce un cas typique de souvenir-écran ? Et n’est-ce pas le cadavre transporté dans le coffre la vérité embarrassante qu’Ellen l’a tué parce qu’elle s’est mise à haïr Bruce notamment en s’appropriant par elle-même les outils de sa blessure, la maltraitance du machisme violent manipulateur haineux. Le monstre, Moonface, quant-à lui pour moi n’en est pas un, c’est l’agent qui révèle à Ellen la noirceur de son cœur sa culpabilité et la force inexpugnable qui l’envahit quoi qu’il arrive, c’est-à-dire, le châtiment, qui lui est propre bien qu’Ellen eut aimé être victime d’un viol qui justifierait le meurtre, ou d’une agression donc, comme par le monstre, ses propres pulsions perverses et masochistes. C’est pourquoi Moonface fournit à Ellen tous les outils nécessaires à s’inculper, à sceller dans la chair, et surtout à sombrer dans la folie, l’énucléation de Bruce est un viol et une castration. Elle lui retire ce qu’elle a gardé étant aveug...