Ils essaient de combler un vide une faille sans fond de remplir une fragile enveloppe une coquille vide. Le pervers narcissique peut tout se permettre parce qu’on ne se méfie pas de lui, parce qu’il est faux. Il ment manipule pour arriver à ses fins. Tant qu’il dupe les gens il peut se permettre ses caprices et ses manies parce qu’il est maniéré et se prenant pour une sorte de ce qu’il est, surtout une breloque incohérente et amphigourique. Il a aussi prévu qu’on le découvre, et si c’est le cas il est prêt au meurtre, sous le coup du choc émotionnel et évidemment d’une folie passagère. En dernier recours le meurtre. En dernier recours la défiguration. Il est toujours dans l’excès, comme si en lui il y avait une irrépressible panique ou angoisse, indélogeable, quelque chose qui le consume à petit feu, un feu dévorant, comme une sorte de lave enfouie sous son monceau de mensonges, fossilisés, fixés, que seul le châtiment qui lui incombe peut déloger, d’où ses tentatives désespérées de...
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Hervé Botheron