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Dance of the Dead

Une société malade, détruite par les abus qui se réitèrent dans la génération suivante tout ayant déjà été détruit il ne reste plus que l’auto-destruction d’une jeunesse nihiliste. L’isolation, le mensonge ne fonctionnent pas non plus c’est une privation terrible et meurtrière que d’enlever l’amour et qu’une mère possède et dirige et contrôle absolument tout de la vie de son enfant. Cette enfant au contact de l’autre est séduite intriguée divisée entre ce qu’elle connait de la vie et ce qu’elle se trompe de voir comme un espoir salutaire qui finalement la mène à sa perte, bien que les sentiments du jeune homme soient sincères ils ne sont pas dénués d’une horrible manipulation, il ne fait que profiter chez elle de ce qui lui manque, c’est l’innocence perdue. C’est ce qu’il voit chez elle l’innocence la candeur, et comme absent de lui-même, il la traine et l’entraîne à sa suite sans remords à détruire à pervertir à souiller irrémédiablement ce qu’il convoitait. Dans l’histoire, la fautive c’est la mère meurtrière manipulatrice contrôlante et châtiée par à peu près tout, y compris ce qu’elle comptait s’approprier, sa fille. Mais ce n’est pas véritablement une vengeance de la part de sa fille cadette. Tout a déjà été détruit, la faute est irrémédiable et ce qui est fait est fait. La soeur a été vendue exploitée sexuellement jusqu’à la mort dans d’atroces souffrances et encore bien au-delà. La fille cadette ne peut plus se venger, il est déjà trop tard. Son regard pour le châtiment de sa mère à la toute fin ne reflète plus rien, elle est vidée détruite, l’écart est trop grand parce que le mensonge de sa mère est trop cruel. Elle sait désormais qu’elle est détruite, elle est perdue à jamais, sans âme, sans désir, ne se rattachant qu’à un simulacre de cruauté qu’elle ne peut même pas exercer elle-même. Sa perte est exaucée, elle ne court pas après comme tous les autres personnages seule exception le MC qui exauce les pertes. Elle stagne. Elle végète. Elle continue à se vider de toute essence manquante. On lui a tout pris tout volé et c’est ainsi. C’est irrémédiable. Quoi qu’elle ait jamais fait qu’elle fasse ou qu’elle fera, ce que d’ailleurs elle ne tente même pas. C’est l’impuissance. Elle sombrera. C’est probablement un châtiment qui vient de loin, qui remonte à une faute première qu’elle a oubliée dont elle ne se souvient plus tant c’est lointain. Et la souffrance se réitère. Et la torture de sa soeur qui est elle n’est qu’une forme de retour du refoulé.